Chirurgie pour la colite ulcéreuse
La résection complète du côlon et du rectum (colectomie) « guérit » votre enfant de manière définitive de sa colite ulcéreuse. Étant donné qu’on a procédé à l’ablation du rectum et du passage des selles, le chirurgien aura peut-être eu recours à une iléostomie (iléon abouché à la paroi abdominale) avec une poche externe (appelée accessoire pour stomie) attachée à la peau de l’abdomen pour permettre l’élimination des selles.
Dans certains cas, les chirurgiens peuvent convertir une iléostomie en anastomose iléo-anale (IPAA). Pour les patients admissibles, cette chirurgie offre un degré élevé de réussite parce que cette technique comprend la création d’un réservoir avec la fin du grêle venant s’anastomoser au résidu rectal près de l’anus plutôt que dans une poche pour stomie.
Chirurgie pour la maladie de Crohn
Comme la maladie de Crohn peut affecter n’importe quelle région du tractus intestinal, les interventions chirurgicales sont très variées. Si votre enfant souffre d’abcès, de fistules ou d’occlusion, une résection (ablation d’une partie ou de la totalité de l’intestin) peut être indiquée pour améliorer la symptomatologie. Dans certains cas, on peut procéder à une stricturoplastie colique pour élargir un segment de l’intestin qui a rétréci. À l’instar de la CU, il est aussi possible de procéder à une colectomie et à une iléostomie.
On effectue rarement une IPAA sur les patients souffrant de la MC parce que contrairement à la CU, la maladie peut récidiver en dépit de l’opération. Une deuxième intervention serait alors nécessaire voire possiblement l’ablation complète de la poche interne.
Outre ces interventions, les patients souffrant de MC peuvent devoir subir d’autres chirurgies à cause des complications liées à leur MII. Il existe également des procédures pour opérer les fistules afin de réduire la douleur et la purulence.
Chirurgie par laparoscopie
Il arrive qu’on ait recours à la micromanipulation chirurgicale ou chirurgie par laparoscopie, qui consiste à pratiquer de petites incisions dans l’abdomen à l’aide d’instruments spéciaux et d’une caméra. Comme les cicatrices sont plus petites, les jeunes préfèrent ce type d’intervention à la « chirurgie ouverte » d’autant plus que le processus de guérison est plus rapide et la douleur postopératoire moindre.
Malheureusement, certains patients atteints de la MC ou de la CU ne sont pas de bons candidats pour ce type d’intervention à cause de la quantité de tissus cicatriciels (adhérences) à l’intérieur de l’abdomen ou parce que la maladie est tellement étendue qu’il faut pouvoir compter sur un champ de vision plus grand que ce que peut dévoiler le laparoscope.
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